Les métiers du bâtiment canadiens demandent des normes nationales de formation
mai - juin 2004
Le projet de loi d’apprentissage et de formation très imparfait qui a été promulgué l’année passée par le leader du parti libéral et le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, a déclenché une sonnerie d’alarme parmi les syndicats des métiers du bâtiment de la C.-B. et canadiens. Et avec raison, argumente le directeur des affaires canadiennes du BAC, Joe Bognar, Jr., qui dit : « le souci qu’une loi similaire ne traverse le Canada est une possibilité réelle ».
Sujet d’un article du Journal de mai/juin 2003 (« Le projet de loi de la Colombie-Britanique menace le système d’apprentissage » ), la nouvelle Industry Training Authority Act de la C.-B. comprend moins de demandes et moins d’accent est mis sur la compétence. Les « stagiaires » – qui ne s’appellent plus apprentis – peuvent suivre une formation modulaire ou partielle dans les métiers. Ce sont eux qui déterminent, avec leurs employeurs, combien de formation est nécessaire pour effectuer une tâche assignée. L’apprentissage traditionnel, appelé actuellement formation ‘complète’ dans le métier, est maintenant facultatif.
Le Comité exécutif canadien du Département des métiers de la construction a compris le souci et a établi un Comité des coordonnateurs nationaux d’apprentissage. En travaillant avec leurs homologues provinciaux, les membres du comité sont en train de mettre au point des normes nationales de formation et une séquence appropriée du programme de formation. Le Comité s’efforce aussi à sensibiliser plus les officiels provinciaux à l’importance d’établir des normes nationales et de protéger l’intégrité du Programme du Sceau rouge.
Les supporters de l’approche moins rigoureuse ont soutenu que le nouveau système pourrait aborder le manque d’aptitudes de la province avec plus d’efficacité grâce à sa flexibilité et ses restrictions réduites. Les adversaires affirment qu’une désaccentuation des normes et des aptitudes ne ferait que créer une source prête de main-d’œuvre à bon marché pour des employeurs à personnel non syndicalisé et une déqualification de la main-d’œuvre. Puisque les stagiaires ne doivent apprendre que les tâches requises pour finir une tâche de travail, Bognar présage qu’il y aura des « sites de construction où les travailleurs individuels font un peu de plomberie, un peu d’électricité, un peu de charpenterie et un peu de briquetage – beaucoup de touche-à-tout, mais pas de maître compagnon ».
Et Bognar ajoute : « L’adhésion aux normes les plus élevées de formation et d’apprentissage est essentielle pour accroître les occasions de travail pour nos membres. Le Sceau rouge a aidé nos membres à promouvoir leur carrière et notre industrie. Dans les mois à venir, nous allons travailler avec les représentants des syndicaux locaux du BAC dans toutes les provinces, afin de nous assurer que les membres sont informés à mesure que le débat sur les normes nationales de formation s’intensifie.
|