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JOHN J. FLYNN
President
International Union of Bricklayers and Allied Craftworkers
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juillet – août 2005
Le 50e anniversaire de la FAT-COI a marqué en juillet ce que beaucoup de personnes considèrent comme le point tournant du mouvement ouvrier. La chance de réaffirmer et revitaliser le mouvement repose maintenant sur nous tous.
On ne peut pas renier le fait que la séparation très publique du SEIU et des Camionneurs du FAT-COI a porté de l’eau aux moulins des groupes antisyndicaux, qu’ils essayeront d’utiliser pour convaincre le public américain que les syndicats ont perdu leur influence. En fait, à peine a-t-on annoncé la séparation qu’un article est apparu sur le site Web conservateur de Fox News, contenant ce qui suit : « « Je pense que beaucoup d’ouvriers pensent qu’il n’est pas important d’être syndicaliste », a dit Justin Hakes, porte-parole du groupe antisyndical, National Right to Work Foundation [Fondation Droit National au Travail]. »
Ce que ces individus n’ont pas réussi à comprendre est que si cette séparation a changé la gouvernance du mouvement ouvrier, elle n’a pas diminué pour autant le nombre et la force des ouvriers. En fait, pour beaucoup de personnes, les événements récents ont été un rappel important de ce que les Américains risquent de perdre sans un mouvement ouvrier puissant et unifié. Pour la première fois depuis des années, les gens – pas seulement les membres syndicaux – parlent de l’avenir du mouvement ouvrier. Et on a rappelé aux Américains les nombreuses prestations dont jouissent tous les ouvriers grâce aux syndicats, y compris des salaires équitables, des prestations et des conditions sûres de travail. À court terme, nous ne pouvons pas réparer la séparation qui s’est produite au niveau de la direction, mais nous pouvons – en tant que syndicalistes – nous réunir en solidarité pour renforcer le mouvement ouvrier. Ce que les groupes antisyndicaux, tels que la National Right to Work Foundation, ne comprennent pas ou ont oublié c’est que le pouvoir du mouvement ouvrier réside dans les syndicalistes individuels. C’est le membre qui décide d’adhérer et de rester dans un syndicat quelconque, et c’est le soutien réciproque des membres au travail, pendant les négociations et dans la ligne de piquetage qui donnent une voix à un syndicat et de la force au mouvement. Et ce sont les activités de base de chacun d’entre vous qui élisent les fonctionnaires publics qui soutiennent les syndicats et les droits des ouvriers.
Un éditorial récent par E.J. Dionne Jr., apparu dans le Washington Post, résume le mieux tout cela : « Il est trop tard pour éviter la séparation, mais pas trop tard pour aider à relancer un mouvement qui a été essentiel pour atteindre la justice sociale aux États-Unis. »
Nous avons aujourd’hui, en tant que syndicalistes, le pouvoir de nous réunir en solidarité afin de réaffirmer et de renforcer le mouvement ouvrier. C’est notre tour et je sais que chaque membre du BAC est prêt à soulever le défi. Entre maintenant et notre propre Convention du mois d’octobre, nous évaluerons tous les problèmes, nous vous tiendrons informés des opportunités qui se présentent et nous évaluerons avec nos délégués à la Convention tous les problèmes et vous tiendrons informés des recommandations et décisions sur la meilleure façon d'agir dans l’avenir.
Si vous avez des idées pour des histoires ou des problèmes qui vous préoccupent, veuillez nous les faire savoir en envoyant un courriel à askbac@bacweb.org, ou en écrivant à :
International Union of Bricklayers and Allied Craftworkers
Attention: Communications Department
620 F Street, N.W.
Washington, D.C. 20004
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